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Coaching et neurosciences

Coaching et les neurosciences

Coaching et neurosciences

Les coachs interviennent auprès de leurs clients pour les aider à acquérir une meilleure conscience d’eux-mêmes, et à devenir les acteurs de leurs changements. Pour exercer au mieux leurs fonctions, ils s’appuient très largement sur les neurosciences et ce qu’elles apportent au coaching.

Les neurosciences : ce qu’elles apportent au coaching

En s’appuyant sur leur connaissance des neurosciences, les coachs peuvent :

  • apprendre à mieux comprendre les comportements et les expériences de leurs clients ;

  • mettre en œuvre des stratégies et outils compatibles avec le fonctionnement du cerveau et ses principes ;

  • concevoir des moyens pertinents pour accompagner et soutenir leurs clients dans leur processus de changement ;

  • renforcer la confiance des coachs dans la validité de leurs pratiques et théories.

Concrètement, les neurosciences permettent au coach de travailler plus efficacement. Mais comment celles-ci se traduisent-elles, exactement ?

Le cerveau interagit avec la génétique et l’environnement

La fonction et la structure du cerveau influencent notre comportement. Quant à elles, elles sont modifiées par la nature et la culture. Nous vivons tous des expériences différentes, dans des environnements tout aussi singuliers et multiples. Notre cerveau est donc tout aussi unique que nos caractéristiques génétiques, qui constituent des bases biologiques de l’individualité, comme le démontrent les études scientifiques portant sur le sujet (A New Intellectual Framework for Psychiatry, Eric R. Kandel, M. D.; The American Journal of Psychiatry, April 1998).

La mémoire est imparfaite

Notre mémoire n’est pas un contre-rendu fidèle des faits passés. De plus, nos souvenirs ne sont jamais statiques : ils se construisent au moment de leur récupération, en fonction de la méthode utilisée. Les faits sont vécus d’une façon singulière et participent ainsi au développement de la mémoire autobiographique et du sens du « soi ». Les souvenirs que nous nous construisons sont toujours en révision. Nous extrayons de nouvelles informations qui proviennent de souvenirs plus anciens afin de combler certaines lacunes. L’imagination sert aussi à réinventer les faits passés. Que ce soit conscient ou non, l’imagination réinvente notre passé, notre présent et notre futur.

La mémoire est imparfaite, mais elle est très importante dans le changement et la prise de conscience de soi.

Le cerveau est transformé par l’expérience

Les aires du cerveau que l’on associe à la mémoire et aux émotions (hippocampe, cortex préfrontal) sont dotées d’une certaine plasticité. Ainsi, les nouvelles expériences modifient et opèrent des changements dans le cerveau, en renforçant ou en affaiblissant les connexions neuronales. Ainsi, le cerveau est capable de créer de nouveaux neurones tout au long de notre vie : il est capable de neurogenèse. Ces nouveaux neurones s’associent à la plasticité neuronale et à l’amélioration de la mémoire.

En d’autres termes, les expériences que nous vivons nous façonnent de façon profonde et unique. Ces expériences influencent notre cerveau, tout comme les émotions que nous en tirons. Le coach s’appuie sur cette notion pour aider ses clients à atteindre une meilleure résilience.

Les processus émotionnels et cognitifs travaillent de paire

Les émotions, les sentiments et les souvenirs sont ce que l’on appelle des processus neurologiques interactifs. Notre cerveau traite, dans certaines de ses parties, les émotions et les sentiments, qui sont la signification que l’on donne aux émotions. Il nous arrive donc de confondre les sentiments comme la peur et l’anxiété, la tristesse et la colère, etc. Nous confondons parfois les émotions primaires et secondaires, que l’on appelle « sentiments ».

Le fonctionnement cognitif peut être affecté par l’activation émotionnelle. La compréhension des interactions neurocognitives est nécessaire pour le processus de coaching, notamment dans l’exploration des réactions des sentiments (significations données aux émotions). C’est un moyen d’influer sur la prise de décisions, par exemple. En coaching, l’étude des processus émotionnels et cognitifs est très importante.

Les relations sont fondamentales pour le changement

Dès le plus jeune âge, nous construisons une relation interpersonnelle avec la personne qui nous apporte les soins. Celle-ci affecte les circuits neuronaux qui influencent la régulation des relations futures et de la sphère émotionnelle. Les circuits du cerveau qui entrent en jeu dans ce processus conservent leur plasticité : leur capacité à évoluer, à changer. Et ce, tout au long de la vie. Ainsi, le rapport entre le coach et son client peut aider celui-ci à améliorer sa régulation émotionnelle et à modifier ces connexions cérébrales. À l’âge adulte, une relation de soutien comme celle proposée par le coach peut aider à générer des effets physiologiques positifs, comme augmenter la vitesse de récupération d’une maladie ou modifier les rythmes circadiens, par exemple.

L’action et l’imagination sont deux choses semblables pour notre cerveau

Les systèmes cérébraux sont stimulés par l’imagerie active et l’imagerie mentale au même titre que les perceptions réelles. Ils utilisent également les mêmes voies neuronales. Si un coach utilise la technique de la question miracle, qui permet d’envisager un futur différent, ils peuvent évoquer un changement comme une réelle expérience. Et ce, en raison du fait que l’imagination et l’expérience réelle empruntent les mêmes aires neuronales. La question miracle est une technique parmi d’autres, mais elle reflète parfaitement cette théorie des neurosciences selon laquelle l’action et l’imagination sont deux choses semblables pour notre cerveau.

Les pensées de notre cerveau nous sont parfois inconnues

Notre cerveau est capable de traiter un grand nombre d’informations inconscientes et non verbales. L’ensemble de ces processus inconscients influence fortement la pensée, l’action et les émotions. De plus, une expérience préalable à une action va considérablement influencer de futurs choix. Les informations que notre cerveau traite de façon inconsciente vont influencer le processus de coaching employé. Bien souvent, nous ne percerons pas complètement la façon de penser de notre cerveau et celui-ci capte des informations qui semblent nous échapper au premier abord.

Coaching et neurosciences : pour conclure

Les neurosciences sont une base de connaissances précieuse pour le coach et pour la mise en œuvre de solutions et techniques utiles à la progression de ses clients. Elles servent de base de travail pour le professionnel, qui met ses connaissances dans ce domaine au service du bien-être de son client, et les utilise pour lui fournir un accompagnement solide et complet. Coaching et neurosciences sont deux domaines indissociables, qui nous réservent encore de nombreuses découvertes !

J’espère que cet article sur le coaching et les neurosciences vous a plu, si c’est le cas n’oubliez pas de me laisser un avis de quelques lignes sur cette page, cela m’aiderait grandement, à bientôt !

Alexandre

Votre coach de vie

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